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jeudi 31 décembre 2020
par  Jean-Paul Liégeois

Il faut sauver Beynac et la Roque-Gageac

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mercredi 27 janvier 2021 à 06h20 - par  Jean-Paul Liégeois

Votre commentaire, M. Altmann, est erroné. Le livre de Madame Cocula aurait évidemment existé même sans l’étude de Ch. Lévêque. La plus grande partie du livre concerne l’histoire de cette vallée montrant bien qu’elle a en permanence évolué pour s’adapter aux nouvelles conditions de vie induites par l’évolution technique et sociale et que cela doit continuer actuellement, naturellement et de manière bénéfique. Une plus petite partie concerne la problématique des falaises et de leur géologie pour laquelle j’ai quelque peu informé et conseillé Madame Cocula. Je suis donc bien placé pour dire que les travaux de M. Lévêque n’étaient pas essentiels à ce livre.
Par ailleurs, en ce qui concerne cette étude du prof. Lévêque, il est inexact de dire « qu’il esquive les règles de l’art en la matière at que son auteur n’a pas réalisé de prélèvement d’échantillons ». J’ai à mon actif plus de 120 publications dans des revues internationales (voyez Google Scholar) et je peux vous dire que le rapport de M. Lévêque suit parfaitement les règles de l’art du point de vue d’une publication scientifique. En particulier la technique utilisée est très bien décrite ainsi que ses atouts et ses limites et ses interprétations sont étayées. Que ce rapport n’ait jamais été publié ne change rien à cela. Pour la deuxième partie de vos assertions, je vous prie de lire attentivement le rapport et vous verrez que M. Lévêque a prélevé des échantillons, a fait des lames minces des roches et a procédé à des observations des affleurements, qu’il décrit d’ailleurs. Les affirmations qui se trouvent dans votre commentaire, M. Altmann, font partie des fakes news, ce qui est dans l’air du temps malheureusement.
Enfin, en ce qui concerne le passage des camions, M. Lévêque fait référence à une possibilité de résonnance induite par le passage des poids-lourds qu’il estime le plus probable à grande vitesse et à l’arrêt. Cette partie est peu développée. Le travail du bureau Géolithe a consisté à repérer les pierres, blocs, masses sujettes à chute et à évaluer la probabilité qu’ils atteignent la route. Il ne comprenait pas l’étude des phénomènes pouvant augmenter cette probabilité, y compris d’ailleurs la problématique majeure de l’hydrologie. Et lorsque l’on voit que le tremblement de terre du Teil (Ardèche) en novembre 2019, dont le foyer était très superficiel (1 km) serait dû une carrière (par allègement de la zone) qui aurait agi comme détonateur sur une faille chargée tectoniquement (rapport CNRS), il faut être prudent quant aux petites causes produisant de grands effets. Un bloc proche de la chute mais qui ne devrait pas tomber pas avant des dizaines d’années, pourrait chuter en cas de chiquenaude anthropique (trafic, explosion, …) ou naturelle (eau souterraine, extrême climatique, de plus en plus fréquent, séisme (peu probable mais pas impossible), …). Avec quelle probabilité ? C’est hors de ma compétence mais je ne suis pas serein.


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