Commémoration du 11 novembre, reportage

samedi 17 novembre 2018
par  Jean-Paul Liégeois
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Instaurée par la loi du 24 octobre 1922, le 11 novembre, anniversaire de l’armistice de la guerre 1914-1918, rend également, depuis la loi du 28 février 2012, hommage à tous les morts pour la France. Sans abandonner l’héritage historique de la Première Guerre mondiale et les autres journées nationales commémoratives, cette loi confère à cette célébration du 11 novembre une solennité encore plus grande.



Les Bouzicois ne s’y sont pas trompé, ils étaient nombreux à cette commémoration qui, cette année, était de plus le centième anniversaire de l’armistice de 1918.

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Arrivée des Bouzicois au "meeting point", devant la mairie.


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Après une courte marche mais en forte côte, arrivée au Monument aux Morts


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Moment de recueillement


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Le Maire se prépare à déposer la gerbe de fleurs


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Devant le monument paré de drapeaux et fleuri, l’assistance écoute le Maire lire le message du Président de la République


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dit par le Maire

Message du Président de la République A l’occasion du centenaire de l’Armistice de 1918


11 novembre 2018
Un siècle.
Un siècle que l’Armistice du 1 1 novembre 1918 est venu mettre un terme aux combats fratricides de la Première Guerre mondiale.

A cet affrontement interminable nation contre nation, peuple contre peuple. Avec ses tranchées pleines de boue, de sang et de larmes. Ses orages de feu et d’acier qui grondaient par tous les temps et déchiraient les ciels les plus calmes. Ses champs de bataille éventrés et la mort, omniprésente.

Le 11 novembre 1918, un grand soupir de soulagement traverse la France. Depuis Compiègne où l’Armistice a été signé à l’aube, il se propage jusqu’aux champs de bataille.
Enfin, après quatre interminables années de bruit et de fureur, de nuit et de terreur, les armes se taisent sur le front occidental.
Enfin, le vacarme funeste des canons laisse place à la clameur allègre qui s’élève de volées de cloches en sonneries de clairons, d’esplanades de grandes villes en places de villages.
Partout, on célèbre alors avec fierté la victoire de la France et de ses alliés. Nos poilus ne se sont pas battus pour rien ; ils ne sont pas morts en vain : la patrie est sauvée, la paix, enfin, va revenir !

Mais partout, aussi, on constate le gâchis et on éprouve d’autant plus le deuil : là, un fils pleure son père ; ici, un père pleure son fils ; là, comme ailleurs, une veuve pleure son mari. Et partout on voit défiler des cortèges de mutilés et de gueules cassées.

Françaises, Français, dans chacune de nos villes et dans chacun de nos villages, Françaises et Français de toutes générations et de tous horizons, nous voilà rassemblés en ce 11 novembre.
Pour commémorer la Victoire. Mais aussi pour célébrer la Paix.

Nous sommes réunis dans nos communes, devant nos monuments aux morts, pour rendre hommage et dire notre reconnaissance à tous ceux qui nous ont défendu hier mais aussi à ceux qui nous défendent aujourd’hui, jusqu’au sacrifice de leur vie.

Nous nous souvenons de nos poilus, morts pour la France. De nos civils, dont beaucoup ont aussi perdu la vie. De nos soldats marqués à jamais dans leur chair et dans leur esprit. De nos villages détruits, de nos villes dévastées.
Nous nous souvenons aussi de la souffrance et de l’honneur de tous ceux qui ont quitté leur terre et sont venus d’Afrique, du Pacifique et d’Amérique sur ce sol de France qu’ils n’avaient jamais vu et qu’ils ont pourtant vaillamment défendu.
Nous nous souvenons de la souffrance et de l’honneur des dix millions de combattants de tous les pays qui ont été envoyés dans ces combats terribles.

Françaises, Français, nous sommes aussi unis en ce jour dans la conscience de notre histoire et dans le refus de sa répétition.
Car le siècle qui nous sépare des terribles sacrifices des femmes et des hommes de 14-18 nous a appris la grande précarité de la Paix. Nous savons avec quelle force, les nationalismes, les totalitarismes, peuvent emporter les démocraties et mettre en péril l’idée même de civilisation.
Nous savons avec quelle célérité l’ordre multilatéral peut soudain s’écrouler. Nous savons que l’Europe unie, forgée autour de la réconciliation de la France et de l’Allemagne, est un bien plus fragile que jamais.

Vigilance ! Tel est le sentiment que doit nous inspirer le souvenir de l’effroyable hécatombe de la Grande Guerre.
Ainsi serons-nous dignes de la mémoire de celles et ceux qui, il y a un siècle, sont tombés. Ainsi serons-nous dignes du sacrifice de celles et ceux qui, aujourd’hui, font que nous nous tenons là, unis, en peuple libre.
Vive l’Europe en paix !
Vive la République !
Et vive la France !

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Soldats morts pour la France en 2018



Le Maire a ensuite donné les noms et affiliations des soldats morts pour la France en 2018.

+ Adjudant Emilien MOUGIN, 1 régiment de Spahis, mort pour la France au Mali, le 21 février 2018 ;
+ Maréchal des Logis Thimoté DERNONCOURT, 1 régiment des Spahis, mort pour la France au Mali, le 21 février 2018 ;
+ Caporal Bogusz POCHYLSKI, 2ème régiment étranger d’infanterie, mort pour la France en Irak, le 21 mars 2018.

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Brigadier-chef Timothé Dernoncourt et Sergent-chef Emilien Mougin du 1er Régiment des Spahis, morts pour la France au Mali en 2018


Les Spahis (Sibahis à l’origine, voulant dire cavaliers du matin) sont initialement des cavaliers algériens fournis à l’empire ottoman. Après la destitution du Dey d’Alger par les Français, les spahis se sont mis au service de la France.
Actuellement, les Spahis disposent de véhicules blindés légers et ont des missions d’intervention, d’assistance, d’aide aux populations, de sécurité intérieure, de souveraineté, d’interposition.
Les deux Spahis Emilien Mougin et Thimoté Dernoncourt, 1 régiment de Spahis, morts pour la France en 2018 ont sauté sur une mine dans le Mali saharien avec leur véhicule blindé léger.

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Les Spahis défilent le 14 juillet



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Le Caporal Bogusz Pochylsky, mort pour la France en 2018, en Irak


Le caporal Bogusz POCHYLSKI, le la Légion étrangère (2e régiment étranger d’infanterie de Nîmes), est mort pour la France dans le cadre d’une reconnaissance en vue de l’organisation d’une séance d’entrainement au profit de forces de sécurité irakiennes.
Les légionnaires du 2e Etranger sont experts du combat fantassin à pied ou en véhicule, notamment par l’utilisation du véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI).

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Le 2e REP, de retour d’Afghanistan



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A la suite du Maire, Patricia Boucher, deuxième adjointe a lu la lettre d’un Poilu écrite au front à destination de sa bien-aimée.

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dit par la deuxième adjointe

Lettre d’un Poilu à sa bien-aimée

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22 septembre 1916, Verdun

Ma chère Édith,

La vie ici est très dure. Dans les tranchées, l’odeur de la mort règne. Les rats nous envahissent, les parasites nous rongent la peau ; nous vivons dans la boue, elle nous envahit, nous ralentit et arrache nos grolles. Le froid se rajoute à ces supplices. Ce vent glacial qui nous gèle les os, il nous poursuit chaque jour. La nuit, il nous est impossible de dormir. Être prêt, à chaque instant, prêt à attaquer, prêt à tuer. Tuer, ceci est le maître-mot de notre histoire. Ils nous répètent qu’il faut tuer pour survivre, je dirais plutôt vivre pour tuer. C’est comme cela que je vis chaque minute de cet enfer. Sans hygiène. Sans repos. Sans joie. Sans vie.

Cela n’est rien comparé au trou morbide où ils nous envoient. Sur le champ de bataille, on ne trouve que des cadavres, des pauvres soldats pourrissant sur la terre imprégnée de sang. Les obus, les mines, détruisent tout sur leur passage. Arbres, maisons, et le peu de végétation qu’il reste. Tout est en ruines. L’odeur des charniers, le bruit des canons, les cris des soldats... L’atmosphère qui règne sur ce champ de carnage terroriserait un gosse pour toute sa vie. Elle nous terrorise déjà.

Lundi, je suis monté au front. Ils m’ont touché à la jambe. Je t’écris cette lettre alors que je devrais être aux côtés des autres, à me battre pour ma patrie. Notre patrie, elle ne nous aide pas vraiment. Ils nous envoient massacrer des hommes, alors qu’eux, ils restent assis dans leurs bureaux ; mais en réalité, je suis sur qu’ils sont morts de peur.

Ah ! Ce que j’aimerais recevoir une lettre. Cette lettre, celle qu’on attend tous, pouvoir revenir en perme. Ce que j’aimerais te revoir, ma chère épouse ! Retrouver un peu de confort, passer du temps avec notre petit garçon...
Est-ce que tout le monde va bien ? Ne pensez pas à toutes ces horreurs. Je ne veux pas que vous subissiez cela par ma faute. Prends bien soin de toi, de notre fils, et de mes parents. Et, même si je ne reviens pas, je veillerai toujours sur toi. Je pense à vous tous les jours, et la seule force qui me permet encore de survivre, c’est de savoir que j’ai une famille qui m’attend, à la maison.

J’espère être à vos cotés très prochainement, à bientôt ma belle Édith, je t’aime.

Pierre.

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Les Bouzicois entonnent ensuite la Marseillaise suivie du chant des partisans, emmenés par Yvette secondée par Christiane


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La Marseillaise, chant patriotique de la Révolution française, choisi par la France comme hymne national de 1794 (Première République) à 1804 (Empire) puis à partir de 1879 (Troisième République)
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Le Chant de la Libération également appelé Chant des Partisans
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Après cette cérémonie, les Bouzicois sont conviés à se rendre à la salle des fêtes, où se trouvent des amuse-gueules maison confectionnés par une solide équipe emmenée par Danièle.

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Les Bouzicois sont accueillis de belle manière par la maîtresse d’oeuvre Danièle


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Egalement par Anne-Marie...


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...tout comme par Marie-Claire.
D’autres personnes ont bien sûr participé à ces préparatifs comme Danielle F., Nicole, Jocelyne, etc


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Belle table particulièrement allongée et donc bien accessible
Les amuse-gueules furent accompagnés par diverses boissons comme du rosé-pamplemousse, jus de fruits,...


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Le Maire veille à ce que tout le monde soit satisfait


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Un jeune retraité heureux de l’être
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Jean-Paul et Yvette sont évidemment de la partie
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Cette saucisse, Yvette, est un excellent choix pour cette journée !


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Je suis de Frajac et ai 36 chats. M’en occuper est un grand plaisir mais c’est prenant.


Les discussions les plus variées ont émaillé cette réunion dont la convivialité est une lointaine, séculaire, émanation du sacrifice de nos Poilus.

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Bouzic, 11 novembre 2018

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