Jan Sliepenbeek nous a quittés

vendredi 3 août 2018
par  Jean-Paul Liégeois
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Jan Sliepenbeek (1925-2018) nous a quittés.


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Jan Sliepenbeek (1925-2018)

Jan est né le 30 décembre 1925 à Bladel, un petit village du sud des Pays-Bas tout contre la Belgique. Il était le deuxième né d’une fratrie de 12 enfants. Très bon à l’école primaire, Jan a reçu une bourse pour faire ses études à l’école de Philips à Eindhoven, la société de technologie bien connue, pour laquelle il a travaillé toute sa carrière en tant qu’ingénieur. Pendant une bonne partie de son activité professionnelle, il devait trouver des sous-traitants pour Philips pour la

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mécanique de précision métallique dans plusieurs pays européens dont l’Allemagne, l’Angleterre mais surtout la France et la Belgique. Il voyageait donc beaucoup en particulier en francophonie et il a rapidement appris la langue de Voltaire.

C’est donc tout naturellement qu’il emmenait sa famille en vacances en France et une année ce fut au camping de la Butte à la Roque-Gageac. Jan et sa famille sont tout de suite tombés sous le charme du Périgord et ils y revinrent plusieurs années. En 1974 Jan et son épouse Els ont décidé d’acheter une maison et ce fut à Plavard à Bouzic. C’était une belle maison en pierre mais où tout devait être rénové. Les premières années la famille a d’ailleurs continué à vivre au camping de la Butte car Jan a rénové sa maison pendant ses vacances avec l’aide de ses enfants, d’amis hollandais et périgourdins et à certains moments clés avec l’apport d’artisans locaux, ce qui a pris quelque temps.

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Le hameau de Plavard à Bouzic


Jan était un grand sportif. Officier de réserve de l’armée hollandaise, il allait fréquemment à la salle de sport de la caserne en compagnie de plusieurs amis qui, quand il sera à la retraite, passeront chaque année lui rendre visite à Plavard. Il pratiquait abondamment le vélo, la nage et le patinage sur glace naturelle. Il a fait trois fois le tour des 11 villes en patinage sur les canaux, ce qui représente 200 km de parcours et qui est très exigeant. Il en était d’ailleurs très fier. Il était également passionné de chasse mais il ne l’a jamais pratiquée qu’en Hollande et en Sologne, jamais à Bouzic.

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Patinage de vitesse sur glace naturelle aux Pays-Bas


Jan a pris sa retraite en 1985, à 60 ans et a directement vécu quasiment toute l’année à Plavard à Bouzic (il rentrait pour la famille et la chasse) avant d’y vivre en permanence quelques années plus tard. Il était passionné par la restauration des meubles en bois- on se souvient qu’il a mis cette compétence au service des marchés de Bouzic en particulier pour construire ou restaurer des bancs mais aussi pour les statues de l’église de Bouzic. Une autre passion était les vieilles pierres. Il était membre de l’association « Pierre angulaire » qui s’occupe du petit patrimoine bâti du Périgord ainsi que l’association « Art et Histoire du Périgord Noir » de Sarlat. Jan a fait le recensement des fours à pain de Bouzic et a reconstruit la croix de Plavard. Il était également membre actif des associations des Aînés ruraux de Bouzic et de St Martial de Nabirat et a été trésorier de la première. Sans oublier les marchés de Bouzic où il était le premier maître du café.

En 2008, Jan a perdu sa tendre épouse Els. Il passait au cimetière de Bouzic tous les jours. Jan est resté ensuite seul à Plavard mais bien entouré par sa voisine Anne-Marie, sa femme de ménage Christine et par ses enfants qui y étaient régulièrement présent. Jan et Els ont eu cinq enfants, Paul, Lotty, Monique, Ruud et Roger et 16 petits-enfants. Deux arrière-petits enfants sont nés récemment, juste après sa disparition.

La fin de la vie de Jan a été rendue un peu difficile par des pertes de mémoire de plus en plus importantes, ce qui l’a conduit à rentrer en Hollande en 2015 dans une petite maison spécialisée située dans un ancien cloître et limitée à 16 personnes. Cet environnement familial était parfait pour lui. Mis à part ce problème de mémoire, Jan est resté en bonne santé jusqu’à la fin de sa vie : quatre jours avant sa disparition, il visitait encore le musée Philips à Eindhoven. A son retour une grippe et une infection pulmonaire ont eu raison de lui mais il est parti tranquillement.

Jan était quelqu’un de foncièrement optimiste et altruiste. Sa maison était toujours ouverte pour les amis, qu’ils soient périgourdins ou hollandais. Il n’a jamais compté ses heures pour eux, pour les associations de Bouzic ou pour la municipalité. Jan, tu étais un Périgourdin d’adoption de très bonne facture, digne de l’ingénieur que tu étais. Trente ans à Bouzic, ça marque. Ces dernières années tu nous as manqué et ce sera encore plus le cas maintenant.

La mairie de Bouzic présente ses sincères condoléances à toute la famille de Jan Sliepenbeek et à ses proches.


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